Yaw Akrasi-Sarpong, directeur de NACOB

JPEG

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis allé à Achimota School et j’ai étudié la biochimie à l’Université du Ghana. Pendant mon passage à l’université, je me suis intéressé à la politique. J’ai servi comme secrétaire du PNDC de 1982 à 1992 et directeur du Conseil de sécurité nationale de 1992 à 1998.Entre 2000 et 2009, j’ai travaillé en tant que pharmacien et observateur électoral pour la CEDEAO. J’ai, également, travaillé en tant que directeur de NACOB depuis juillet 2009.

Qu’est-ce qui symbolise la France pour vous ?

Je suis passionné par la politique française notamment le parti socialiste français. De plus, mon père a enseigné le français au Niger pendant 15 ans. J’ai donc développé un intérêt pour cette langue très tôt.

Votre activité a-t-elle un lien avec la France ?

Bien sur. Le Ghana est entouré par les pays francophones et la plupart du temps, des trafiquants de stupéfiants transportent ces substances dans les pays voisins. Les Français ont organisé des sessions de formation pour les membres du personnel et nous ont donné du matériel. Les activités de renseignement ont également été organisées par les Français. Nous travaillons en tandem avec des officiers de liaison de la police française.

La France au Ghana, ça représente quoi pour vous ?

La France et le Ghana ont besoin l’un de l’autre. La France a besoin du Ghana parce que c’est un pays anglophone et cela permet à la France de savoir ce qui se passe dans la partie anglophone de l’Afrique de l’ouest. La France et le Ghana ont besoin de travailler ensemble pour assurer la stabilité dans la région. Je suis heureux que la France ait établi un partenariat avec le Ghana dans le projet ‘Jubilee Fields.’

Quelle est votre expérience de la France ou avec la France ?

J’ai passé deux semaines à Paris en visite officielle. Je suis content que l’atelier auquel j’ai pu assisterait été utile et pratique. Mon expérience en France a été agréable et bénéfique.

Quel est votre vision de la relation entre la France et le Ghana ?

Je pense que la relation entre le Ghana et la France ne peut que s’améliorer. L’arrivée récente du navire de la marine française, Dixmude, montre une relation militaire stratégique approfondie. Ce serait bien, si la France pouvait inscrire les militaires et les policiers ghanéens dans les écoles de commandement en France. De plus, une brigade (comme la brigade cynophile) est censé être mise en place l’année prochaine. Je tiens à féliciter la France sur l’institution ‘Mont Mary’ et je souhaite que des institutions semblables soient développées.

Un mot de conclusion ?

J’attends avec impatience le jour où le Ghana se joindra à la zone CFA. Je me demande même si dans l’avenir, l’ensemble de la zone CEDEAO pourrait utiliser l’ « ECO » que la France soutiendra. Enfin, la détermination de la France à lutter contre le terrorisme est bénéfique pour le Ghana.

Dernière modification : 08/11/2016

Haut de page