Visite de l’ambassadeur à Maamobi General Hospital pour apprécier la mise en place d’un projet médical soutenu par la France à l’égard de la prévention du paludisme pendant la grossesse

Une délégation conduite par l’Ambassadeur de France au Ghana M. François Pujolas s’est rendu à l’hôpital de Maamobi à Accra où se poursuit un projet médical de recherche soutenu par la France pour le traitement préventif du paludisme chez les femmes enceintes

Le Ghana est l’un des nombreux pays qui bénéficient de « l’initiative 5% » - un programme lancée par la France depuis fin 2011, sous la forme d’une contribution indirecte du pays au Fonds mondial pour la lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme. Il s’agit d’un programme par lequel le gouvernement français s’engage à consacrer un montant équivalent à 5% de la contribution globale française au Fonds, afin d’appuyer les subventions allouées par le Fonds mondial.

Le projet à l’hôpital de Maamobi d’un montant de 268 000 € vise à la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation d’un traitement préventif du paludisme chez les femmes enceintes. En 2013, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a recommandé un traitement modifié à base de sulfadoxine et le Ghana a fait partie des premiers pays à expérimenter ce traitement. L’Institut de recherche et développement français (IRD) a proposé de s’associer avec le Noguchi Institute de l’Université du Ghana et avec la Faculté de Santé Publique pour évaluer la mise en œuvre de ces nouvelles recommandations de l’OMS sur la chimio prévention du paludisme pendant la grossesse. Une campagne de tests est actuellement en cours à l’hopital Maarobi. La visite de l’Ambassadeur a été ainsi symbolique de l’appui constant de la France dans la lutte contre la malaria.

La délégation a été accueillie par les responsables de l’hôpital dont le Directeur médical, Mme Dorcas ANFU-OKINE et le Chef du département, M Emmanuel AMEH. Une présentation du traitement préventif intermittent (TPI) du paludisme a été faite par M QUAKYI et M Nicaise NDAM le chargé de recherche de l’IRD au Bénin. A la suite de ces deux interventions, Mme ANFU-OKINE a parlé de l’impact du projet au sein de l’hôpital de Maamobi. Les représentants du Ministère de la santé (Ghana Health Service) ont mis en avant l’impact du projet sur la prévention du paludisme au Ghana.

L’Ambassadeur dans son discours, a rappelé la pertinence des programmes du Fonds mondial, surtout en Afrique. Il a rappelé que le Fonds mondial a fait du traitement et de la prévention du SIDA, du paludisme et de la tuberculose, une réalité pour des millions de personnes. Le Fonds distribue plus de 4 milliards de dollars par ans dans plus de 100 pays. La France a contribué à sa création, et continue encore d’y contribuer (à hauteur de 360 millions par an, soit 12% du fond multilatéral) afin de lutter contre la tuberculose, le paludisme et le VIH. Monsieur l’Ambassadeur a précisé lors de son discours que « la France est le second contributeur du Fond Global pour lutter contre ces trois maladies ».

En Afrique, et au Ghana, les taux de transmission du VIH sont en net recul dans presque toutes les régions, y compris dans les pays les plus touchés. Le taux de mortalité diminue aussi dès lors qu’un traitement est disponible. La mortalité due à la tuberculose a diminué de plus d’un tiers depuis les années 90. Il a encouragé les chercheurs et les ont assurés du soutien sans réserve de la France pour atteindre le but ultime de mettre au point un vaccin pour les femmes enceintes. Monsieur l’Ambassadeur a notamment souligné que « très bientôt, un rapport officiel sera soumis à l’Organisation mondiale de la santé et au gouvernement du Ghana ».

Plus généralement, Son Excellence a souligné la force de la coopération entre la France et le Ghana, en affirmant que « ce projet est au cœur de la diplomatie française au Ghana. La diplomatie signifie créer un monde plus prospère pour tous dans chaque pays du monde. Cela ne se fait pas seulement sur le plan de la sécurité et de la stabilité politique, mais aussi par le bien être de chaque individu ».

Ensuite, la délégation française a visité les maternités, le service de pédiatrie et les laboratoires. Les responsables de l’hôpital ont profité de cette occasion pour remercier la délégation française pour l’aide financière et technique apportée par l’Ambassade de France.

La France pour sa part a joué un rôle de premier plan dans ce partenariat international. En tant que le premier contributeur européen et le deuxième contributeur mondial au Fonds, sa contribution annuelle rapporte plus de 6 million de dollars au Ghana chaque année (sur les 50 millions que reçoit le Ghana).

JPEG

JPEG

JPEG

JPEG

Dernière modification : 23/02/2017

Haut de page