Lancement du livret sur la lutte contre le trafic de personnes

Le 17 novembre à Kpeyibor - Région du Sud-Tongu - Région de la Volta, l’Ambassade de France au Ghana en partenariat avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le Ministère du Genre, de l’Enfance et de la Protection Sociale ont lancé un livret pour sensibiliser les Ghanéens concernant la loi sur la lutte contre la traite des êtres humains.

Selon François Pujolas, ambassadeur de France au Ghana, « ce programme, qui a une forte dimension régionale avec plusieurs activités transfrontalières, vise également à renforcer l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest ».

L’événement, qui était une célébration festive de l’engagement communautaire envers les droits de l’enfant, a rassemblé plus de 150 membres de la communauté, ainsi que les principaux responsables gouvernementaux nationaux, régionaux et de district.

Chaque année, environ 2,5 millions de victimes, principalement des femmes et des enfants, sont recrutées et exploitées dans le monde entier. Selon les Nations Unies et le Conseil de l’Europe, la traite des êtres humains est le troisième trafic le plus répandu dans le monde après le trafic de drogue et d’armes, générant un chiffre d’affaires annuel d’au moins 32 milliards d’euros.

Les travaux antérieurs de prévention menés par l’OIM dans la région de la Volta ont révélé que seulement 4,7% de la population interrogée considérait la traite des enfants comme une violation des droits de l’homme. Il s’agissait de tirer la sonnette d’alarme afin de faire en sorte que le plus grand nombre de Ghanéens soient au courant des lois qui existent pour protéger leurs communautés, y compris les enfants, contre les trafiquants.

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Le lancement de ce livret permettra de conclure le projet Increasing Public Knowledge of the Ghanaian Human Trafficking Law, financé par l’ambassade de France au Ghana. Cette initiative visait à aider le Gouvernement ghanéen ainsi que les acteurs concernés par la lutte contre la traite des êtres humains et les communautés locales à améliorer la compréhension du trafic d’êtres humains, plus particulièrement des mesures législatives existantes pour combattre ce phénomène dans le pays.

Au cours de la dernière décennie, le gouvernement Ghanéen s’est employé à améliorer la réponse à cette question en adoptant la loi sur la traite des êtres humains (2005). Cependant, le nombre de cas poursuivis chaque année reste faible.

Le livret de 16 pages, disponible en anglais et en Ewe, comprend des illustrations et un texte simple pour informer divers publics, y compris ceux qui sont peu alphabétisés, sur la loi concernant la traite des êtres humains de 2005. Le projet financé par l’ambassade de France au Ghana et mis en œuvre par l’OIM a bénéficié de précieuses contributions d’experts du Gouvernement, des Nations Unies et de la société civile. « Au-delà du simple partage de l’information, nous espérons que ce nouvel outil permettra aux communautés de jouer un rôle plus proactif en matière de protection de l’enfance. Les communautés ont un désir profond de protéger les leurs et nous essayons de provoquer et de mobiliser pour une prévention plus efficace de la traite des personnes », a déclaré Mme Sylvia Lopez-Ekra, Chef de mission de l’OIM au Ghana.

Dès le début, deux milles brochures seront diffusées par les structures de district afin de motiver les communautés à s’approprier la loi et à en faire un usage positif pour protéger leurs communautés et leurs enfants.

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Dernière modification : 09/12/2016

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