L’ambassadeur de France au Ghana, François Pujolas, a participé à l’ouverture des Tables rondes et consultations parlementaire sur l’abolition de la peine de mort.

L’ambassadeur de France au Ghana, François Pujolas, était invité vendredi 4 mars à participer à l’ouverture de l’évènement Table ronde et consultations parlementaire sur l’abolition de la peine de mort, organisée par l’Action Mondiale des Parlementaires.

A cette occasion, François Pujolas a rappelé l’engagement de la France en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort, en s’associant avec des ONG, dont Amnesty International Ghana, des média, des intellectuels et des élèves. Dans le cas français, le processus pour abolir la peine de mort fut particulièrement long et divisa le pays, mais elle fait désormais partie du patrimoine national en étant au cœur de la Constitution. L’Ambassadeur a aussi rappelé qu’en vertu d’une clause dans la Constitution ghanéenne de 1992, une modification pour abolir la peine de mort devrait être effectuée à la suite d’un référendum impliquant tous les citoyens du Ghana.

Il a conclu son discours en affirmant qu’il y avait certaine batailles qui ne peuvent être remportées en étant seul, et la lutte contre la peine de mort en est une. Nous savons tous que le chemin vers l’abolition est long et ardu. Tous les pays qui avancent dans cette direction trouveront la France à leurs côtés. La France est convaincue qu’abolir la peine de mort est un pas vers plus de justice et de confiance dans la dignité de l’être humain.

La France abolît la peine de mort en 1981, par la loi du 9 octobre, à la suite de l’engagement durable du militant et ministre de la Justice d’alors, Robert Badinter, qui prononça pour l’occasion un discours mémorable. Cette loi fut une étape importante dans la longue campagne de la France en faveur des Droits de l’Homme. L’abolition de la peine de mort fut inscrite dans la Constitution de la 5ème République en 2007, qui stipule désormais que « Nul ne peut être condamné à la peine de mort ». Par ailleurs, la loi française interdit l’extradition de personnes vers un pays où elles seraient sanctionnées de la peine de mort.

Enfin, la France est impliquée pour l’adoption dans le monde entier de ce droit primordial, de la même manière que le sont l’Union Européenne, les Nation Unies et le Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme, ou la Commission Internationale contre la Peine de Mort.

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HE François Pujolas alongside Madam Marietta Appiah-Oppong, Attorney general

Dernière modification : 22/03/2016

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