L’Enseignement du français au Ghana

Dans l’enseignement primaire et secondaire

Le français est actuellement la seule langue étrangère enseignée au sein du système publique primaire et secondaire. La politique linguistique éducative se base sur le Livre blanc du gouvernement (Education Act 778) de 2008, recommandant que le français soit :

  • obligatoirement enseigné au collège dès qu’un enseignant est disponible. Dans les faits, ce sont les directeurs d’établissement qui en font le choix ou non
    10% seulement des élèves choisissent le français au BECE (Basic Education Certificate Examination) à la fin du collège ;
  • proposé en option au lycée dans les six filières existantes. En réalité, la plupart des étudiants francisants sont issus de la filière littéraire (« General Arts »), parfois des autres filières (commerce, sciences domestiques, arts visuels, agriculture) mais jamais de la filière scientifique. Entre 1,8% et 6% d’entre eux, suivant les années, choisissent l’option français au WASSCE (West African Senior School Certificate Examination).

Formation initiale des enseignants de français

  • au niveau collège, les enseignants sont formés en trois ans dans les Colleges of Education (équivalent des ESPE) mais le faible nombre d’heures de pratique ne leur permet pas d’atteindre un niveau réellement satisfaisant ;
  • au lycée : ils doivent être titulaires d’une licence « Bachelor of Arts » en français (4 à 5 ans d’université incluant 1 année d’immersion en pays francophone).

Soutien de l’Ambassade et de l’Institut Français du Ghana

Le SCAC travaille en étroite collaboration avec le ministère de l’Education pour proposer :

  • d’une part un enseignement de meilleure qualité, plus communicatif et attractif en appuyant des projets de formation continue des enseignants (ateliers de renforcement linguistique et pédagogique, suivi dans les classes), de création de matériel pédagogique et d’organisation d’activités ludiques (concours, animations culturelles, etc.) ;
  • d’autre part, en finançant des équipements utiles au bon fonctionnement des 10 CREF (Centre régional pour l’enseignement du français) répartis sur tout le pays : ordinateurs, projecteurs, livres et magazines, etc. ;
  • enfin, en contribuant à la réflexion sur le statut du français au sein du système éducatif.

Dans l’enseignement supérieur

Etudier le français comme spécialité

Quatre universités publiques sont dotées de Départements ou de Sections de français qui forment des spécialistes de notre langue au niveau Licence (Bachelor of Arts : 4 ou 5 ans), Master (MPhil : 2 ans) et Doctorat (PhD : 3 ans et plus) :

  • University of Ghana, Legon (Accra)
  • Kwame Nkrumah University of Science and Technology, Kumasi
  • University of Cape Coast
  • University of Education Winneba

Les départements de français offrent des spécialisations en Littérature, Linguistique, Traduction, Didactique du FLE et parfois FOS.

Ils sont également sollicités pour donner des cours au sein d’autres facultés (Commerce, Sciences, etc.).

Etudier le français en tant que « non spécialiste »

Trois universités publiques scientifiques et techniques ont créée des sections de français avec l’objectif de former des professionnels bilingues ou compétents en français :

  • University of Mines and Technology, Tarkwa
  • University of Energy and Natural Resources, Sunyani
  • University of Development Studies sur 3 campus (Tamale, Wa, Navrongo)
    Leurs équipes sont dynamiques et les enseignants se forment au français à visée professionnel afin de répondre aux besoins de leurs étudiants.

La demande de français de la part des institutions techniques et scientifiques est croissante, correspondant aux évolutions du marché du travail dans un contexte régional francophone.

Certaines universités privées proposent également des cours de français, le souvent dans leurs filières « business » (commerce et finance).

En complément de leurs études, les étudiants se réunissent régulièrement pour mener des activités dans le cadre de Clubs de français et ainsi avoir d’autres opportunités de pratiquer le français.

Soutien de l’Ambassade et de l’Institut français

Le SCAC soutient les universités en matière de formation continue des enseignants (méthodologie du FLE et techniques pédagogiques, FOS), de réflexion sur les programmes d’enseignement et de statut du français mais également en offrant un soutien matériel ponctuel (dotation en équipement informatiques, livres et manuels, etc.).
Des bourses sont offertes à des étudiants au niveau Master et Doctorat et quelques professeurs bénéficient de stages pédagogiques en France.

Par ailleurs, l’Institut Français organise un Concours de français à l’occasion de la Fête de la Francophonie (2 catégories : spécialistes et non spécialistes) avec à la clé un voyage en France.

Enfin, deux universités accueillent en leur sein des Maisons Françaises (UG Legon et KNUST) avec deux directeurs français et une chargée de mission pédagogique également en poste à l’Université du Ghana. Les Maisons françaises, comme le SCAC, œuvrent au rapprochement des universités ghanéennes avec des universités françaises et africaines francophones.

Dans le monde professionnel

Les institutions publiques et parapubliques

Souhaitant que leurs fonctionnaires développent des compétences en français pour mieux répondre aux exigences de leur fonction ou dans une perspective d’évolution de carrière, plusieurs institutions publiques ghanéennes proposent des cours de français en interne :

  • Parliament of Ghana
  • Ghana Ports and Harbours Authority
  • Ghana Immigration Service
  • Volta Region Authority
  • Ghana Institute of Journalism
  • Environnent Protection Agency
  • Ghana Institute of Management and Administration (GIMPA) avec 4 campus : Accra, Kumasi, Takoradi, Tamale
  • Korle Bu Hospital Nursery and Midwifery College
  • Etc.

Soutien de l’Ambassade et de l’Institut français
Le SCAC soutient ces institutions en matière de formation continue des professeurs en particulier dans le domaine du FOS, de réflexion sur les programmes et les ressources d’enseignement pour qu’ils répondent au mieux aux besoins et aux contraintes de leur public,
mais également en offrant un soutien matériel ponctuel (dotation en équipement informatiques, livres et manuels, etc.)/

Les écoles de langue

Les Alliances françaises
Associations de droit local, la renommée des Alliance françaises, au Ghana comme partout dans le monde n’est plus à faire. Les 5 Alliances françaises du Ghana (Accra, Kumasi, Tema, Takoradi, Cape Coast) proposent des cours de français général, professionnel, collectifs ou particuliers, sur site ou au sein des entreprises.
Elles sont également centres d’examen pour les diplômes DELF-DALF et TCF.

Ghana Institute of Languages
Institution publique ghanéenne créée à l’indépendance, GIL offre des cours dans différentes langues internationales dont le français, sur un cursus de trois ans.

Les écoles privées
De petites écoles privées, souvent d’initiative personnelle, proposent également des cours de français de qualité variée.

Dernière modification : 13/09/2016

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