James Agambire, Capitaine de frégate de la marine ghanéenne

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Pouvez-vous commencer par nous expliquer votre lien à la France ?
J’ai étudié le Français au lycée, puis plus tard on m’a encouragé à participer à l’Ecole de guerre, qui se situe en France. J’ai eu la chance d’être sélectionné pour la session de février 2014, qui a duré plus d’un an.

Quelle a été votre réaction lorsque vous avez su que vous partiez en France, et une fois arrivé ?
Ma première réaction était mixte car je redoutais les difficultés que je pourrais avoir pour m’exprimer, mais j’étais avant tout heureux de me rendre à Paris ! Un élément qui a particulièrement facilité mon intégration en France a été l’association pour les étudiants étrangers qui suivent une formation militaire, à travers laquelle un parrain m’a permis de découvrir la capitale.

Que vous reste-t-il de cette expérience en France ?
Je dirais de nombreux souvenirs, et au niveau professionnel un brevet qui est reconnu et qui m’encourage à délivrer un travail de qualité sur des missions importantes. En tant que facilitateur je joue un rôle important pour que la coopération soit assurée ici au Ghana, et l’on vient souvent me chercher pour des contacts en français. Je suis aussi coordinateur de la sécurité maritime, et à ce titre je rencontre parfois des civils qui sont uniquement francophones. Enfin, j’ai eu accès à un système de formation incontestablement différent du modèle anglo-saxon présent au Ghana.

Et votre point de vue sur la France ?
C’était vraiment impressionnant, à commencer par l’architecture de Paris où les bâtiments anciens sont si bien conservés, après il y a la cuisine et la culture. Les gens y sont vraiment sociables. Mon seul problème c’est le coût de la vie dans la capitale !

Comment voyez-vous les relations à la France et au français ici au Ghana ?
Alors que le travail en interaction est indispensable, apprendre la langue française peut être plus difficile que d’apprendre la langue anglaise, il faut donc continuer à fournir des efforts à travers les alliances françaises ou l’enseignement du français aux militaires. Le français devrait être obligatoire du primaire au secondaire. Les autorités doivent se rendre compte de l’importance pour jouer un rôle dans les organisations régionales. Et les jeunes doivent saisir les opportunités d’emploi qui existent pour des personnes bilingues, notamment sur des exercices communs militaires. Enfin, je pense que cela développe notre compréhension globale car en apprenant une langue, on découvre une culture.

Un mot de conclusion ?
Savoir parler le français est réellement un avantage pour les jeunes ghanéens, ils doivent se rendre compte que cela ouvre de nombreuses opportunités, à eux ensuite de les saisir. Il faut aussi être conscient que la France dispose de nombreuses offres d’éducation et d’emploi.

Dernière modification : 05/05/2016

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